L’espoir d’un traitement réduit de moitié pour l’ulcère de Buruli reste inchangé. Durant quatre jours intenses, une délégation de l’Institut de Santé Carlos III et l’Université de Saragosse a rejoint la DAHW Togo ainsi que le Programme National des Maladies Tropicales Négligées (PNMTN) pour une mission de supervision stratégique dans le cadre de l’essai clinique.
Ils sont venus d’Espagne avec un but précis, celui de s’assurer que l’ambition du projet de passer de 8 à 4 semaines de traitement contre l’Ulcère de Buruli repose sur une exécution rigoureuse. Composée du Dr Isra Cruz et de Bélen Mobley de l’Institut de Santé Carlos III, ainsi que du Dr Emma Saez Lopez de l’Université de Saragosse, la délégation a été accueillie par le chef de ce projet à la DAHW, le Dr AKILA Bakoubayi.
Au chevet des patients et au cœur des protocoles


La mission a débuté par une visite de travail approfondie au centre de prise en charge spécialisé, le Centre National de Référence et de Traitement de l’ulcère de Buruli, à Tsévié, situé à 32 km de Lomé. L’équipe a examiné en détail le processus de recrutement, d’inclusion et de suivi des patients. Cette étape a donné lieu à une séance de travail, sous le signe du partage d’expériences et de bons procédés sur les pratiques de soins dans les différents pays membres de l’essai clinique à savoir, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo.
Le rôle de l’Institut National d’Hygiène
Le deuxième temps fort de ce séjour s’est déroulé à l’Institut National d’Hygiène (INH). Lieu stratégique pour le diagnostic et le suivi biologique, l’Institut a été le théâtre d’échanges techniques. Les discussions ont porté sur le volet biologique du projet, notamment, la confirmation biologique des cas par PCR et l’affinage des seuils de confirmation entre les pays membres du consortium.
La réalité du terrain
Parce que la science ne se vit pas qu’en laboratoire, la mission s’est achevée par une visite de terrain en zone endémique. L’équipe s’est rendue au plus près des foyers de la maladie, à Tchékpo-Dévé, soit à près de 60 km de Lomé, pour rencontrer le corps médical de proximité et des malades inclus dans l’essai. Ces échanges humains ont permis aux hôtes de s’imprégner des différents défis rencontrés au quotidien, de la suspicion au référencement des cas vers le centre spécialisé de traitement.
A l’issu de ce marathon essentiel à la bonne exécution du projet, la détermination reste intacte : améliorer la qualité de vie des patients à travers une prise en charge rapide et moins contraignan

